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L'Institut de pastorale est le centre universitaire montréalais du Collège universitaire dominicain, fondé en 1900, dont le siège social est à Ottawa.

Depuis près de 800 ans, la tradition spirituelle et intellectuelle des Dominicains se caractérise par la recherche de la vérité, l'exigence, la rigueur et la liberté dans la réflexion, une sensibilité aux contextes culturels et sociaux, le service explicite de l'Évangile et de l'intelligence de la foi.

Depuis 1960, l'Institut de pastorale incarne cette tradition à Montréal, dans les domaines de la vie chrétienne et ecclésiale. Professeurs et étudiants y forment une communauté d'apprentissage et de recherche, dans l'esprit des collèges qui étaient l'unité de base des universités dès leur fondation au Moyen Âge. C'est l'université à taille humaine !

L'Institut vise prioritairement le service pastoral des communautés chrétiennes, l'éducation de la foi et la proposition de l'Évangile dans le monde actuel.

L'Institut de pastorale partage le statut universitaire du Collège dominicain. Les programmes et les diplômes de l'Institut sont reconnus par le Ministère de l'Éducation du Québec.

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Revue "la vie spirituelle"

Ce numéro de la revue « la vie spirituelle » porte sur le thème de la seconde conversion.

Il a été préparé par l'équipe de l'Institut de pastorale et les articles sont disponibles dans notre bibliothèque virtuelle : Janvier 2004

La quête populaire du Jésus historique

Francine Robert
Article paru dans « Prêtre et pasteur » 103/8 (spt. 2000)

Tout le monde te cherche... (Mc 1,37)

Au petit écran, Bernard Derome sans cravate !? Ce n’est pas une soirée d’élection. En actualité ce soir : Jésus de Nazareth. Actualité vieille de 2000 ans ! Une émission sérieuse et bien faite, produite pour le tournant du millénaire et rediffusée au printemps. Deux fois nous aurons entendu le père Boismard, un spécialiste reconnu, dire que Jésus n’est peut-être pas né à Bethléem. À côté des émissions télévisées d’information de type historique, les publications plus ou moins romancées sur Jésus se suivent et se vendent bien, comme les films au succès parfois bruyant. Dans une société séculière dominée par les médias, ces signes parlent : le « dossier Jésus » fait partie des sujets susceptibles d’intéresser le public.

Au Québec, l’intérêt actuel pour la figure historique de Jésus apparaît chez des gens d’horizons très variés, de l’identité croyante la plus claire à la plus floue, sur fond de quête spirituelle large aussi bien que dans l’Église. Le discours sur l’homme de Nazareth est dédouané : l’Église n’en a plus le monopole et tous les styles sont possibles, du plus sécularisé au plus fantaisiste. Comment comprendre cette quête de « l’homme Jésus » ? D’un point de vue ecclésial, la question réclame deux angles d’approche. Un premier directement pastoral : quelles attentes des chrétiens exprime cette quête ? et comment contribue-t-elle à l’expérience croyante ? Sous un second angle d’approche plus vaste : qu’est-ce que l’Église doit apprendre de ce phénomène de culture ? et comment conjugue-t-elle le consentement serein à une certaine désappropriation avec la pertinence de sa mission : témoigner de Jésus le Christ Bonne Nouvelle pour ce monde ? La première approche occupera plus de place ici. Mais cette frontière des questions doit nous laisser insatisfaits, car elles se rejoignent dans l’expérience personnelle des chrétiens. Ils portent cette quête de l’intérieur même de la culture et non d’un lieu protégé en Église ; et chacun est tôt ou tard amené par son milieu de vie à négocier la même désappropriation et à répondre personnellement de sa propre option.

Entre l’information et le désir

La recherche biblique de type historico-critique a modifié profondément le paysage biblique des croyants et reste le premier stimulant de la quête du Jésus historique. Ses résultats sont diffusés tant par les exégètes que dans des ouvrages théologiques à vaste public ; et dans les productions séculières évoquées plus haut, souvent de manière insatisfaisante. Depuis l’encyclique Divino Afflante Spiritu en 1943, l’ouverture à l’exégèse critique a acquis une influence plus large que prévu, pour atteindre toute l’Église. Même si bien des gens lisent peu, l’entrée de la rationalité scientifique et historique dans la culture générale stimule l’appétit pour un certain mode de connaissance du passé. Les résultats de l’exégèse biblique apparaissent donc comme le volet le plus scientifique, souvent le plus « solide », de l’expérience croyante. Dans ce monde pluraliste, si on pouvait prouver quelque chose une bonne fois, on se sentirait mieux... toucher du doigt, dirait S.Thomas.

Pour une large majorité de chrétiens, l’objet de l’exégèse scientifique est d’abord l’histoire factuelle et non l’explication de texte. La réflexion critique sur l’écriture, la lecture et l’élaboration des significations n’a pas encore pénétré la culture et les mentalités suffisamment pour contrer le positivisme historique latent. On le constate à l’occasion de cours ou de conférences d’initiation aux Évangiles. Aussi passionnées et intéressantes que soient nos explications sur les livres, elles sont d’abord reçues comme un hors-d’oeuvre, en attente du « vrai » sujet : la personne de Jésus. Qu’a-t-il vraiment dit et fait ? Comment voyait-il sa mission ? Et, « juste pour savoir », est-il vraiment né à Bethléem ? Ces questions simples sont légitimes, même s’il n’y a aucune réponse simple à offrir. La découverte de la distance entre les Évangiles et le Jésus historique représente une sorte de deuil souvent difficile à vivre. Il se heurte aussi à plusieurs résistances inconscientes d’ordre culturel : la facilité associée à la lecture comme consommation d’information (un « bon » texte devrait dire clairement ce qu'il veut dire) ; la mauvaise presse de la subjectivité suggérant que l’auteur falsifie les données, volontairement ou non ; et l’influence du roman historique qui rend présents et familiers des personnages passés, jusqu’à l’illusion de partager leur intériorité. Pourquoi les écrits sur Jésus de Nazareth échapperaient-il à ces dispositions d’esprit du lecteur contemporain ? puisqu’après tout c’est bien en lui qu’il croit, et non au « Jésus de Marc » ou de Matthieu ! On renonce mal à une représentation historique personnalisée de ce « lui ».

L’information historico-critique sur les livres bibliques dévoile leur dimension d’énonciation croyante et installe entre le texte et le Jésus de l’histoire des paliers de productions textuelles et socio-religieuses qui jouent à la fois comme éclairage et écran. Paradoxalement, cette information qui manifeste le deuil à entreprendre semble en même temps exacerber la faim du personnage Jésus. Ce mouvement de remontée du texte vers l’arrière-texte, pourquoi devrait-il s’arrêter en si bon chemin ? L’imaginaire croyant prolonge la trajectoire jusqu’à l’homme Jésus, qui reste le véritable objet du désir, confondu avec celui de la foi. Ceci vaut aussi dans une moindre mesure pour les chercheurs eux-mêmes, à cette différence près que la rigueur de leur pratique les protège mieux de l’illusion. Les avancées de la recherche sur le Jésus historique depuis deux décennies sont fécondes en excellentes publications. Dans ces ouvrages qui offrent une information de qualité et accessible, on trouve plus fréquemment le souci d’éduquer aussi le désir de savoir du lecteur, en soulignant l’aspect relatif des résultats et l’inévitable reconstruction que représente toute « vie de Jésus » [1] . Cette fécondité est de nature à nourrir la faim des croyants : elle l’apaise et la relance en même temps.

Des déplacements à gérer

La réflexion qui précède concerne surtout les croyants. Au plan ecclésial et pastoral, l’intérêt pour l’homme Jésus représente donc un défi riche et stimulant. Or bien que l’exégèse aie depuis 57 ans droit de cité dans l’Église, « les espoirs qu’elle amène le magistère à s’intéresser aux fruits de la recherche biblique, à les évaluer et à se les approprier ont été en grande partie déçus. » [2] Le malaise est patent, et trop complexe pour qu’on puisse l’analyser ici. Mais certains aspects de ce malaise me suggèrent quatre déplacements, opérant sur le terrain de l’éducation de la foi.

Le désir premier des gens sur les Évangiles est qu’ils relatent la vie de Jésus. Tant que ces livres ne sont pas systématiquement présentés par le magistère lui-même comme des témoins de la foi, i.e. comme des propositions de lecture croyante du Jésus historique à la lumière de la foi pascale, on encourage implicitement une lecture factuelle illusoire. Surtout, on maintient la confusion entre le savoir et le croire. Acquérir une meilleure information sur qui était l’homme de Nazareth ne remplacera jamais la responsabilité de chaque croyant de définir qui est aujourd’hui Jésus le Christ pour lui comme Bonne Nouvelle de salut. Ce que les évangélistes ont fait, chacun doit le refaire pour son propre compte. La diffusion des résultats de l’exégèse invite à quitter la tendance naturelle à un certain fondamentalisme [3], mais la réserve du magistère sur ce terrain jette une certaine suspicion sur la pertinence et la nécessité de ce déplacement pour la santé d’une foi adulte. Tout le Nouveau Testament reflète l’indispensable pluralité des christologies. En monde pluraliste, le défi de promouvoir chez les croyants l’élaboration d’une énonciation personnelle de leur foi concerne tous les volets du croire, et il trouve, autour des questions historiques et bibliques sur Jésus, un terrain vraiment propice et particulièrement urgent.

Portés par leurs questions sur Jésus, les gens rencontrent aussi l’épaisseur du langage religieux. Les Évangiles dépliés se révèlent porteurs de plusieurs registres de signification ; leurs énoncés appellent un travail d’élaboration du sens des lecteurs comme des auteurs. Entrer dans ce nouveau rapport aux textes conduit tôt ou tard à découvrir le statut non positiviste de tout langage religieux. Il ne définit pas ni ne décrit des « choses », mais s’offre en médiation vers une modalité de l’être-avec-Dieu pour ici et maintenant. Assumer cela, c’est reconnaître la dimension interprétative de tout énoncé de foi, déclaration magistérielle, formule liturgique, définition de l’éthique chrétienne, etc. Une pastorale qui assume en vérité la quête de Jésus des chrétiens ouvre la porte au transfert de cet apprentissage vers ces autres lieux de l’expérience croyante. On voit les gens opérer peu à peu ce déplacement, mais avec malaise dans la mesure où les divers langages de l’Église leur sont encore proposés dans l’engluage positiviste, où le seul mode de réception est le « tenir pour vrai », sans plus.

Un troisième déplacement, le plus important peut-être, est la redécouverte de l’Incarnation, ce lieu fondamental et original du christianisme. L’intérêt pour l’homme Jésus, stimulé aussi par la culture ambiante, conduit à fréquenter et apprivoiser l’humanité du Fils. Même si cet élan n’est pas d’emblée théologique, il induit un recul du docétisme larvé qui habite encore les représentations de trop de chrétiens. On réussit à quitter peu à peu (même si parfois à regret) les images d’un Jésus extérieurement humain mais intérieurement divin, qui serait d’autant plus Dieu s’il est moins homme. Le premier temps de ce retour vers l’Incarnation ne peut être que dichotomique : retrouver l’humain à côté ou en-deçà du divin. La nouvelle synthèse théologique que les croyants doivent faire de leur foi en un Dieu qui devient l’un de nous a besoin de temps, de confiance et d’un espace ecclésial sans panique. Le langage magistériel et pastoral est convié ici à dépasser le réflexe des évidences christologiques prêtes-à-porter, s’il souhaite voir s’épanouir cette quête en fruits théologiques et spirituels pour la communauté chrétienne. Le document de la CECC « Jésus Christ, centre de la vie chrétienne », donne un bon exemple d’enseignement officiel direct sur la pleine humanité de Jésus, incluant connaissance et conscience proprement humaines. [4]

Concomitant de l’Incarnation, un dernier déplacement concerne le développement d’une mentalité véritablement historique, qui suppose bien plus que connaître l’histoire. L’intérêt pour l’homme Jésus a conduit directement les gens à l’histoire de la foi juive et des débuts de la foi chrétienne. Le gain ici peut dépasser la simple acquisition d’un savoir vers l’éducation à la dimension historique de la foi elle-même. Sinon, on retrouve la dangereuse illusion d’une pureté originelle de la foi et de l’Église. Tous les agents pastoraux entendent des échos de cette illusion : « l’Église non, mais Jésus oui », ou « l’Église a biaisé un message religieux d’une simplicité géniale », ou plus grave : « L’Église cache des informations sur Jésus qui la remettraient trop en question ». Ces réactions illustrent une quête de l’homme Jésus restée dans la méconnaissance des processus historiques réels, au profit du rêve d’un « message » transparent et d’une évolution sans discontinuité (rêve dont certains enseignements magistériels portent aussi la marque). Ce problème est patent depuis les début de la recherche sur le Jésus de l’histoire, soit la fin du 18e siècle, et ne pouvait que prendre la forme de l’anti-dogmatisme [5] . En ce contexte ecclésial de redécouverte de l’Incarnation, décider de promouvoir aussi le développement d’une mentalité historique et critique ne pourrait qu’enrichir et nuancer le regard porté sur l’Église elle-même dans l’historicité de sa Tradition, soumise elle aussi aux nécessités des incarnations conjoncturelles, provisoires et limitées. [6]

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[1]   Deux bons exemples de ce souci : les introductions de A. Myre, « Jésus et son mouvement » dans Écrits et milieu du Nouveau Testament, O. Mainville dir., Médiaspaul 1999, p. 57-66, et de D. Marguerat, L'homme qui venait de Nazareth. Ce qu'on peut aujourd'hui savoir de Jésus, Éd. du Moulin, 1990 (3e éd. 1995), p. 1-17. G. THEISSEN a bien illustré ce problème dans L'ombre du Galiléen. Récit historique, Cerf, 1988.

[2]   C. GUDORF, « Le magistère et la Bible. Expérience nord-américaine », Concilium 233 (1991), p.107. L’auteure donne l’exemple du 1950e anniversaire de la rédemption fixé en 1983, sans commentaire sur les ajustements de dates élucidés par la recherche historique (p.108-109 ; on peut faire le même constat à propos du Jubilé). Ceci contribue à maintenir officiellement les Écritures dans un statut de vérité factuelle, à adosser la Tradition à cet ordre de vérité et à discréditer implicitement la quête historique et critique des gens.

[3]   « Nous séjournons en pleine confusion quand nous confondons l’ordre du croire et l’ordre du savoir historique, ce qui nous laisse totalement désarmés quand la critique attribue telle affirmation aux premiers chrétiens plutôt qu’à Jésus. » D. MARGUERAT, op. cit., p.10.

[4]   La Documentation Catholique, 1981, 677-689 ; ce texte de la Conférence épiscopale catholique canadienne assume aussi la diversité christologique du Nouveau Testament. C. GUDORF y souligne le souci des évêques de réfuter les interprétations docètes « populaires mais hérétiques » de Jésus-Christ. Art. cit. p.115. Le langage pastoral réflexe doit aussi dépasser sur ce plan la Constitution Dei Verbum, qui marquait un progrès au temps de Vatican II, mais où l’individu historique que fut Jésus n'est jamais désigné sous ce simple nom de « Jésus » ou « Jésus de Nazareth ».

[5]   Plusieurs aspects de la quête actuelle de l’homme Jésus chez nous actualisent au niveau populaire des pans entiers de l’histoire de la recherche plus scientifique, dans ses revendications et ses affrontements au magistère. Pour un bref survol de cette histoire fascinante : G. ROCHAIS, « Brève histoire de la recherche sur le Jésus historique », dans Scriptura 1 (1989) p. 49-73 ; V. FUSCO, « La quête du Jésus historique. Bilan et perspectives », dans MARGUERAT, NORELLI, POFFET, éds, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides 1998, p. 25-58. Le petit livre de P.M. BEAUDE  Jésus oublié, Cerf 1977, est encore très éclairant sur la complexité des rapports entre les croyants et le Jésus de l’histoire.

[6]   Ici aussi il faudra dépasser Dei Verbum, qui fait peu de place à la réalité collective et historique à l’origine des Évangiles, de sorte que la révélation n'est plus liée à la construction tâtonnante d'une histoire humaine et à la recherche collective d'un sens. J. L'HOUR commente Dei Verbum ainsi : « La Bible n'est plus ni la Parole d'une histoire, ni l'histoire d'une Parole : elle ne doit rien à l'histoire des hommes, sinon qu'un vêtement qui n'est là que pour être enlevé... » ; dans « L'Eglise et la Bible, ou la Parole confisquée », Spiritus 63 (1976), p.130. P-M BEAUDE en tire les conséquences pour le croyant : « Il apparaît assez clairement aujourd'hui que l'effort considérable déployé dans les milieux catholiques pour promouvoir les études bibliques n'a pas fourni un schème de pensée « historique » chez tous les croyants. Autour du problème de la tradition et de la vérité les mentalités s'opposent. (...) l'Église ne lui a pas fourni les moyens de parcourir à nouveau les divers secteurs de la foi chrétienne à la lumière du savoir moderne. » op. cit. p.108 et 118.

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