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L'Institut de pastorale est le centre universitaire montréalais du Collège universitaire dominicain, fondé en 1900, dont le siège social est à Ottawa.

Depuis près de 800 ans, la tradition spirituelle et intellectuelle des Dominicains se caractérise par la recherche de la vérité, l'exigence, la rigueur et la liberté dans la réflexion, une sensibilité aux contextes culturels et sociaux, le service explicite de l'Évangile et de l'intelligence de la foi.

Depuis 1960, l'Institut de pastorale incarne cette tradition à Montréal, dans les domaines de la vie chrétienne et ecclésiale. Professeurs et étudiants y forment une communauté d'apprentissage et de recherche, dans l'esprit des collèges qui étaient l'unité de base des universités dès leur fondation au Moyen Âge. C'est l'université à taille humaine !

L'Institut vise prioritairement le service pastoral des communautés chrétiennes, l'éducation de la foi et la proposition de l'Évangile dans le monde actuel.

L'Institut de pastorale partage le statut universitaire du Collège dominicain. Les programmes et les diplômes de l'Institut sont reconnus par le Ministère de l'Éducation du Québec.

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d'une conversion à l'autre

Ce numéro de la revue « la vie spirituelle » porte sur le thème de la seconde conversion.

Il a été préparé par l'équipe de l'Institut de pastorale et les articles sont disponibles dans notre bibliothèque virtuelle : Janvier 2004

La « nouvelle évangélisation » :
Souffle nouveau, pratiques nouvelles !

Rick van Lier
Conférence présentée au Congrès organisé par le Conseil de
l’éducation de la foi chez les Francophones de l’Alberta (CÉFFA),
2-4 novembre 2006 ; texte mis à jour en novembre 2007.

Qui a dit que l'Église catholique était moribonde ? Il y a certes des choses qui meurent. Mais ici et là naissent aussi des initiatives nouvelles. Jean-Paul II a qualifié ces dernières de « nouvelle évangélisation ». De quoi s'agit-il ? Quels en sont les traits et les lignes de force ? Comment cela se traduit-il dans des pratiques évangélisatrices actuelles ? Quels défis pour le catholicisme d'ici ?

Dans les lignes qui suivent, nous commencerons par présenter l'origine et le sens de l'expression « nouvelle évangélisation ». Par la suite, et c'est le coeur de notre propos, nous présenterons des grands traits ou des lignes de force de l'évangélisation contemporaine. Notre analyse portera la marque particulière de l'évangélisation telle qu'elle se vit présentement en contexte québécois. Les divers cas de terrain présentés pourront être approfondis par les lecteurs eux-mêmes au moyen des sites internet auxquels nous   renvoyons.

1.  « Nouvelle évangélisation » : origine et sens de l'expression

1.1 Origine

L'idée de la « nouvelle évangélisation » vient tout à la fois du pape Paul VI et du pape Jean-Paul II [1].

En décembre 1975, le pape Paul VI lance une exhortation apostolique intitulée en français : Annoncer l'Évangile (Evangelii Nuntiandi) [2]. Paul VI y parle des « temps nouveaux pour l'évangélisation ». Il précise que « les conditions de la société nous obligent à réviser les méthodes, à chercher par tous les moyens, à étudier comment faire arriver à l'homme moderne le message chrétien » [3]. Paul VI lançait ainsi un appel à un renouveau missionnaire !

Quatre ans plus tard, soit le 9 juin 1979, alors qu'il est en voyage en Pologne, le pape Jean-Paul II emploie pour la première fois, de manière explicite, l'expression « nouvelle évangélisation » [4].

Un peu après, en 1983, nous retrouvons Jean-Paul II à Port-au-Prince, dans le cadre du 500 ième anniversaire du travail missionnaire en Amérique latine. Il y disait, et cette citation est importante : « La commémoration du demi-millénaire d'évangélisation aura sa pleine signification dans la mesure où elle est un engagement [...] non de ré-évangélisation, mais d'une nouvelle évangélisation. Nouvelle en son ardeur, dans ses méthodes, dans son expression » [5]. Au fil des années, Jean-Paul II va populariser l'expression « nouvelle évangélisation » et il en précisera le sens [6].

1.2 Sens

Mais justement, quel est le sens de l'expression « nouvelle évangélisation » ? Pour le comprendre, il peut être utile de passer par son contraire, c'est-à-dire, l'évangélisation plus traditionnelle, ou ce que Benoît XVI appellera l'évangélisation « classique » [7].

L'évangélisation traditionnelle ou classique désigne principalement l'annonce de l'Évangile aux nations qui n'en ont pas entendu parler (ad gentes). C'est généralement l'activité missionnaire traditionnelle de l'Église, ou ce à quoi nous faisons probablement spontanément référence quand nous pensons à la « mission » et aux « missionnaires ».

Or, note l'évêque américain Edward Clark, un grand nombre de convertis dans nos pays ont été évangélisés de cette manière. Malheureusement, nombre d'entre eux ne sont pas demeurés des membres actifs dans la foi catholique. Plus triste encore, dit Clark, des pays jadis fervents, sont devenus des nations qui n'ont de chrétien que le nom ou sont même devenues post-chrétiennes [8]. C'est cette situation que Paul VI et Jean-Paul II avaient en vue en parlant du besoin d'une évangélisation nouvelle.

Cela signifie donc, en contraste avec l'évangélisation plus traditionnelle, que la nouvelle évangélisation vise principalement les personnes qui ont déjà eu contact avec l'Évangile et l'Église. Ces personnes, pour des raisons diverses, n'ont toutefois pas fait la rencontre personnelle avec le Christ et leur foi n'a pas eu l'occasion de se développer. La nouvelle évangélisation s'adresse prioritairement à ces personnes, par un effort de revitalisation   ou de réveil de la foi dans des milieux déjà porteurs d'une certaine tradition ou du moins d'une imprégnation chrétienne. Mais c'est un christianisme endormi !

2. Traits de la nouvelle évangélisation

Cette distinction faite, j'en viens à la seconde étape de notre démarche : certains traits caractéristiques de la nouvelle évangélisation. Je dis bien « certains » traits. Autrement dit, les traits que j'ai retenus ne sont pas les seuls et ils ne disent pas tout. Ils me semblent toutefois dominants et sont représentatifs d'un courant de fond.

Je les mentionne succinctement. 1) Une mise en valeur de la communauté 2) Une nouvelle ardeur spirituelle 3) Une audace à prendre la parole 4) Un souci de l'éducation de la foi. Je reprends chacun des traits, et les illustrerai par des exemples ou des cas concrets.

2.1  Une mise en valeur de la communauté

Un chrétien seul est un chrétien en danger ! Rien n'est plus vrai, surtout dans un contexte où, comme catholiques, nous sommes devenus - de fait - une minorité religieuse. C'est pourquoi le premier trait de la nouvelle évangélisation concerne la mise en valeur de la communauté. En ce sens, j'aimerais donner cinq caractéristiques de l'Église qui entre dans cette dynamique.

2.1.1   Une Église qui mise sur la jeunesse

On entend aisément dire : les jeunes ne s'intéressent plus à l'Église. Il peut encore être plus aisé de le croire ! Et pourtant, les Églises qui font partie prenante de la nouvelle évangélisation ont des jeunes, et des jeunes qui évangélisent à leur tour.

D'abord une observation. Jean-Paul II, je l'ai mentionné plus haut, a été le grand protagoniste de la nouvelle évangélisation. Et il a particulièrement misé sur la jeunesse. En ce sens, la création, à partir de 1985 [9], des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), a marqué un tournant non négligeable dans l'horizon du catholicisme actuel.

Le théologien Gilles Routhier souligne qu'il y a un constat récurrent : « les jeunes que l'on croyait -à tort - perdus pour l'Église sont au rendez-vous » [10]. Le ton du discours de Jean-Paul II est à la confiance et à la responsabilité. « Jean-Paul II, écrit Routhier, arrive à inscrire la singularité de son discours dans le flot de paroles adressées aux jeunes, non seulement en raison de la radicalité de ses propositions, mais du fait qu'il considère les jeunes comme des acteurs importants de la vie sociale et ecclésiale et de véritables participants à la construction du monde [11] ». C'est une incitation à faire de l'évangélisation de la jeunesse (c'est-à-dire les 18-35 ans) une priorité pour les Églises.

Un exemple : la Famille Marie-Jeunesse au Québec, en Belgique et dans les Antilles (www.marie-jeunesse.org). Il s'agit, au point de départ (au début des années 1980), d'un mouvement de jeunes axé sur la prière et le partage. Au fil des ans, le groupe s'accroît. Il naît ainsi des « auberges », c'est-à-dire, des maisons qui sont des lieux d'accueil, de passage et de vie pour des jeunes en quête de Dieu.

Aujourd'hui, le mouvement est devenu une école d'évangélisation où chaque année une vingtaine de jeunes âgés entre 18 et 30 ans peuvent vivre une année de ressourcement et de formation appelé l' « Année Pentecôte ». Un grand rassemblement annuel, le « Concile des jeunes », rassemble plus de 400 jeunes pour quatre jours de prière, d'enseignement, de fraternité et de fête.

De plus, du mouvement est né une communauté de vie et d'engagement qui rassemble une centaine de jeunes, hommes et femmes, consacrés dans le célibat ou dans le mariage. Ils ont plusieurs jeunes prêtres et un nombre encore croissant de jeunes hommes en formation en vue de l'ordination. Leur mission est l'évangélisation des jeunes par les jeunes. Un exemple frappant de l'engagement des jeunes dans la nouvelle évangélisation.

2.1.2   Une Église qui croit à la diversité et à la complémentarité des vocations

S'il est un thème préoccupant dans nos Église, c'est bien celui des vocations. Mais attention ! Dans l'Église qui entre dans la dynamique de la nouvelle évangélisation, la notion de vocation ne se restreint pas au ministère ordonné ou à la vie religieuse. C'est une notion beaucoup plus englobante, où l'on voit notamment - et je le souligne - une requalification des vocations laïques (mariées ou célibataires).

Depuis les années 1970, à titre d'exemple, sont nées dans l'Église catholique un certain nombre de communautés, dont la réalité s'apparente aux communautés religieuses, mais qui en même temps innovent. On les appelle communément les « communautés nouvelles » [12]. Ce sont des communautés de vie, fondées par des laïques, des prêtres, des religieux-ses ou encore par des couples, et qui regroupent simultanément des hommes et des femmes. Certains s'engagent dans une vie consacrée par les trois voeux traditionnels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance; d'autres s'engagent dans le mariage et vivent au sein de la communauté - ou en lien avec elle - comme couple, le cas échéant comme famille; parmi eux nous retrouvons également des ministres ordonnés (diacres, prêtres).

La Communauté du Chemin-Neuf (www.chemin-neuf.org), fondé par un jésuite en France en 1973, fait partie de ces nouvelles formes de communautés. Cette communauté catholique à vocation oecuménique regroupe quelques milliers de membres dans plus d'une vingtaine de pays. On y retrouve une majorité de laïques. Ils sont engagés dans la nouvelle évangélisation au sein de leur milieu de travail professionnel ou dans des paroisses (comme la paroisse Ste-Rose de Laval près de Montréal). Ils organisent des sessions appelées « Cana » qui préparent et soutiennent des couples dans le mariage. Ils offrent de la formation biblique, organisent des spectacles et produisent des articles divers pour l'évangélisation (c.d., livres, images), etc.

La note particulière que je veux souligner ici est, d'une part, qu'un grand nombre de laïques sont engagés dans l'évangélisation. Comme le notait Jean-Paul II dans Redemptoris Missio : « L'engagement des laïcs dans l'évangélisation est en train de modifier la vie ecclésiale » (no. 2). D'autre part, cette mission se vit toujours dans la complémentarité et la valorisation de toutes les vocations dans l'Église. C'est une donnée fondamentale pour la nouvelle évangélisation.

2.1.3   Une Église qui est attentive aux cheminements personnels

Parmi mes étudiants actuellement à l'Institut de pastorale des Dominicains, je suis frappé par le témoignage d'adultes - des personnes dans la quarantaine - qui se disent « recommençants ». C'est-à-dire qu'ils ont été baptisés, souvent jeunes, mais au gré de leur vie et des circonstances ils ont rompu avec la foi ou du moins ils ont mis cette dimension en veilleuse. Puis, le plus souvent à la suite d'une expérience personnelle où ils ont été saisis par Dieu, leur cheminement spirituel est réactivé. Dans une Église qui entre dans la dynamique de la nouvelle évangélisation, les parcours de ce type sont appelés, à mon avis, à devenir fréquents.

Or, ces croyants régénérés, revivifiés, ont besoin d'être accueillis au sein de vraies communautés : des lieux où on rompt avec l'anonymat et où on se connaît par nos noms. Plus encore, et cela est beaucoup plus large que les besoins des seuls recommençants, un nombre grandissant de croyant(e)s expriment le besoin d'être accompagnés personnellement dans leur démarche de foi.

J'aimerais donner ici l'exemple du Centre Le Pèlerin à Montréal (www.lepelerin.org). Créé en 2001 par le diocèse de Montréal, piloté par les Pères de Sainte-Croix et de multiples partenaires, le Centre Le Pèlerin répond à un besoin de cheminement et d'accompagnement spirituels personnalisés. D'année en année, le Centre ne cesse de se développer. Actuellement près d'une centaine de personnes (laïques, religieux-ses, prêtres) sont en formation pour devenir accompagnateurs-trices spirituelles. En plus, plus de 300 personnes bénéficient d'un service d'accompagnement spirituel personnalisé ou en groupe.

Ce projet représente, à mon sens, une avenue féconde dans la nouvelle évangélisation : on ne se préoccupe pas seulement des masses, mais on s'intéresse aux individus et à leur enracinement spirituel personnel.

2.1.4   Une Église ouverte à l'interculturalité

Saviez-vous que dans un diocèse comme celui de Montréal, près de la moitié des dits « pratiquants » du dimanche sont issus de l'immigration ? Et qu'un certain nombre de prêtres desservant des diocèses au Québec viennent de l'étranger comme missionnaires chez nous ?

Vous me direz peut-être : c'est une réalité urbaine, typiquement montréalaise. C'est en partie vrai. On ne retrouve pas cela partout. Cependant, dans la dynamique de la nouvelle évangélisation, même les communautés les plus homogènes sont appelées à être saisies par la dimension internationale de l'Église.

D'ailleurs, au regard du nombre de pays où l'Église est présente actuellement, jamais l'Église catholique n'a si bien porté son nom : « catholicos », en grec, qui signifie « universel ». On peut aussi mentionner, au passage, que l'Église catholique connaît actuellement une croissance au plan mondial. L'Afrique, par exemple, a connu une augmentation de 151 % de catholiques entre 1978 et 2002 [13].

Lors des JMJ de Toronto - je reviens encore à un exemple tiré de ce cadre ! - j'étais en compagnie d'un groupe de jeunes provenant de plusieurs pays. J'y ai entendu des témoignages forts. Comme celui d'un jeune québécois qui dans son milieu finissait par croire qu'il était le seul de son espèce ! C'est comme si l'Église catholique se résumait pour lui à l'Église paroissiale qu'il connaissait. Toronto a été pour lui, comme pour beaucoup d'autres personnes - je pense aussi aux familles qui accueillaient des jeunes pèlerins dans leur maison -, une occasion de s'ouvrir à l'universalité de l'Église. La nouvelle évangélisation est marquée par l'ouverture aux autres cultures.

Elle tend ainsi à briser les repliements locaux et situe du même coup les problématiques de l'Église d'ici dans une perspective beaucoup plus large.

2.1.5   Une Église qui accepte des modalités d'appartenance diversifiées

Qui pense Église, pense paroisse. Et qui pense paroisse, pense le plus souvent à la communauté célébrante du dimanche ! N'est-ce pas vrai ? Or, dans la dynamique de la nouvelle évangélisation, la réalité est plus large, plus diversifiée.

Un exemple. Au printemps 1997, la paroisse St-Louis-de-France (www.st-louis-de-france.org) à Montréal organise une « mission paroissiale », une forme de retraite urbaine axée sur la prière, l'enseignement et le témoignage. Des jeunes se sont alors présentés et ont exprimé le souhait de cheminer dans la foi. De là est née la Bande FM (F pour foi; M pour mission). Il s'agit d'une sorte d'école de la foi, qui comprend tout à la fois quatre fraternités de vie pour jeunes étudiants et travailleurs, un groupe de partage biblique, une équipe missionnaire engagée dans l'évangélisation directe ou l'implication sociale, un groupe axé sur la foi vécue en famille, etc. Ce que je veux mettre en relief ici, c'est que sous la coupole de la paroisse traditionnelle a surgi un fourmillement de groupes affinitaires, de réseaux, d'activités variées qui forment ensemble une manière diversifiée et intégrée de faire Église.

L'Église de la nouvelle évangélisation prône tout à la fois les grands rassemblements (les hauts lieux et les temps forts), et les petites communautés de partage et de foi. Petites communautés qui sont souvent des lieux intermédiaires entre la grande paroisse et les milieux familiaux. C'est notamment la vision de la paroisse développée par les Cellules paroissiales d'évangélisation [14]. Cette perspective me semble prometteuse. Il en résulte que l'Église de la nouvelle évangélisation aura pour défi d'« accepter de voir la paroisse traditionnelle se transformer progressivement en une communion de communautés restreintes » [15]. Un nouveau modèle d'Église est possiblement en train de voir le jour.

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[1] Cf. Jean Rigal, « La nouvelle évangélisation. Comprendre cette nouvelle approche. Les questions qu'elle suscite », in Nouvelle revue théologique, no. 127, 2005, pp. 436-437.

[2] Paul VI, L'évangélisation dans le monde moderne. Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), in La documentation catholique, no. 1689, 4 janvier 1976, pp. 1-21.

[3]Evangelii nuntiandi, 3.

[4] Cf. Luc Baresta, « Jean-Paul II et la Nouvelle Évangélisation », in Frédéric Aimard et Samuel Pruvot, Enquête sur la Nouvelle Évangélisation, Paris, Le Sarment, pp. 13-21. Homélie à Nowa Huta (Pologne) : « En ces temps nouveaux, en cette nouvelle condition de vie, l'Évangile est de nouveau annoncé. Une Nouvelle Évangélisation est commencée, comme s'il s'agissait d'une nouvelle annonce, bien qu'en réalité ce soit toujours la même. La croix se tient debout sur le monde qui change » (« Aux travailleurs de Nowa Huta », in La documentation catholique, no. 1767, 1 er juillet 1979, p. 638.)

[5] Le 9 mars 1983 au CELAM (conseil épiscopal latino-américain), « Pour une nouvelle évangélisation de l'Amérique Latine », in La documentation catholique, no. 1850, 17 avril 1983, p. 438.

[6] Nous pouvons signaler deux documents qui explicitent la pensée du pape: La mission du Christ rédempteur. Lettre encyclique Redemptoris Missio sur la valeur permanente du précepte missionnaire (7 décembre 1990), in La documentation catholique, no. 2022, 17 février 1991, pp. 152-191 - l'expression « nouvelle évangélisation » revient pas moins de quinze fois. Au début du nouveau millénaire. Lettre apostolique Novo milleniio ineunte (6 janvier 2001), in La documentation catholique, no. 2240, 21 janvier 2001, pp. 67-89.

[7] « … nous cherchons, outre l'évangélisation permanente, jamais interrompue, et ne devant jamais l'être, une nouvelle évangélisation, capable de se faire entendre de ce monde qui ne trouve pas accès à l'évangélisation« classique » (Joseph Ratzinger, « La nouvelle évangélisation », in La documentation catholique, no. 2240, 21 janvier 2001, p. 91).

[8] « Vast numbers of converts were evangelized in just this fashion and, sadly, many of them did not remain active members of the Catholic faith. Sadder yet, once-vibrant Christian countries have become nominally Christian or even post-Christian nations  » (Edward Clark, «What is New About the New Evangelisation ? », in Origins, CNS documentary service, vol. 36, no. 1, May 18, 2006, p. 3).

[9] Cf. La documentation catholique, no. 1888, 20 janvier 1985, p. 165; no. 1895, 5 mai 1985, pp. 469-472. 476.

[10] Gilles Routhier, « Une nouvelle donne en pastorale de la jeunesse », in Lumen Vitae, vol. LXI, no 2, 2006, p. 132.

[11] Gilles Routhier, « Une nouvelle donne en pastorale de la jeunesse », in Lumen Vitae, vol. LXI, no 2, 2006, p. 132.

[12] Sur le sujet des nouvelles communautés religieuses au Québec, voir notre étude : Les nouvelles communautés religieuses dans l'Église catholique du Québec. Une étude de cas : Services Myriam Beth'léhem, mémoire de maîtrise (M.A., sociologie), Québec, Université Laval, Programme de maîtrise en sciences humaines de la religion, Université Laval, 4 e édition, 1996, 329 p., ainsi que nos articles suivants : « Vitalité de la vie consacrée dans les nouvelles communautés religieuses », dans La vie des communautés religieuses, vol. 60, no 5, novembre-décembre 2002, pp. 301-311 et « Vocations et nouvelles communautés religieuses », dans Repartir du Christ. Congrès de l'ACRCV / ACRF, 14-16 octobre 2005, Montréal, Centre vocationnel, pp. 29-47.

[13] « Le nombre de fidèles baptisés s'est progressivement accru au niveau mondial, passant, au cours de la période considérée, de 757 millions en 1978 à 1.070 millions en 2002 ». (L'Osservatore romano, no. 18, 4 mai 2004, pp. 6-8). Le dernier Annuaire des statistiques de l'Église (mis à jour le 31 décembre 2003) indique que le nombre de catholiques est de 1.085.577.000 (source : www.fides.org/fra/statistiche/index.html). 

[14] Cf. Giusseppe Macchioni et Pigi Perini, Évangéliser en paroisse. L'expérience des Cellules Paroissiales d'Évangélisation, Nouan-le-Fuzelier, Pneumathèque, 1996, 184 p. Le site internet des Cellules paroissiales d'évangélisation au Québec : www.oikos-evangelisation.com.
D'un point de vue plus théorique, du point de vue étasunien où le mouvement a commencé , voir également : Joel Comiskey, Home Cell Group Explosion - How Your Group Can Grow and Multiply, Houston, Touch Publications, 1998;
Daver Earley, The 8 habits of effective small group leaders - transforming you ministry outside the cell meeting, Houston, Cell Group Ressources, 2001;
Thomas G. Kirkpatrick, Small groups in the church : A handbook for creating community, Bethesda, Alban Institute, 1995;
Robert Logan, Beyond Church Growth, Grand Rapids, Zondervan, 2003;
Ralph Webster Neighbour et Lorna Jenkins, Where do we go from here ?: A guidebook for cell group churches, Houston, Touch Publications, 1990;
Larry Stockstill, The Cell Church, Ventura, Regal Books, 1998; Scott Boren, Making cell groups work - navigating the transformation to a cell-based church, Houston, Cell Group Ressources, 2002.

[15] Comité de recherche de l'Assemblée des évêques du Québec sur les communautés chrétiennes locales, Voies d'avenir. Résumé de la recherche, Montréal, Fides, 1992, p. 29. Voir également : Pierre Goudreault, Faire Église autrement, Ottawa, Novalis, 2006, 162 p.

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