L'Institut offre plusieurs cours de 15 heures et 30 heures, en plus du format courant de 45 heures.

Tous les cours de premier cycle sont ouverts aux auditeurs et auditrices libres, i.e. qui ne souhaitent pas suivre un programme universitaire.

Il suffit de s'inscrire au moins deux semaines avant le début du cours et d'acquitter les frais d'inscription et de scolarité.

Pour plus de détails, voir :
• auditeurs et étudiants libres;
• modalités d'inscription.

Brigitte Achard,
bureau des études,
publicité et promotion
514) 739-3223 poste 323
brigitte.achard@ipastorale.ca

Anne-Marie Truong,
responsable de la comptabilité
(514) 739-3223 poste 322
comptabilite@ipastorale.ca

Laurence Lussier,
secrétaire-réceptionniste
reception@ipastorale.ca

Institut de pastorale
2715, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montréal (Québec), Canada, H3T 1B6

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Les défis du dialogue pastoral

Sophie Tremblay

Actuellement, il y a un regain d'intérêt pour le dialogue pastoral dans le milieu pastoral québécois. Cette pratique, née au tournant du Concile Vatican II et de la révolution tranquille, semble plus que jamais d'actualité. La loi 118 et les nouveaux projets catéchétiques entraînent d'importants changements qui en font sentir la nécessité. Toutefois, depuis les années soixante, le dialogue pastoral fait partie du quotidien en pastorale du baptême et du mariage, au catéchuménat et dans l'accompagnement des familles endeuillées.

On pourrait définir le dialogue pastoral comme une situation de communication survenant lorsque des baptisés rencontrent des responsables pastoraux à l'occasion de la demande d'un rite religieux, sacramentel ou non. Les demandeurs présentent la plus grande diversité de situations en regard de la foi et de l'appartenance à l'Église. Quant aux responsables pastoraux, ils prennent la parole au nom de l'Église en tant qu'assemblée locale et en tant qu'institution. Qu'ils soient prêtres, diacres, agents ou agentes de pastorales, bénévoles, ils se voient confier deux types d'objectifs dans cette situation : des objectifs d'ordre relationnel (créer un bon climat, accueillir les personnes fraternellement et de manière personnalisée) et des objectifs d'ordre missionnaire, évangélisateur (favoriser la clarification, le discernement et le cheminement). Ces deux types d'objectifs sont intimement reliés, et il importe de maintenir la tension entre eux, sans sacrifier l'un à l'autre.

Le dialogue pastoral constitue une pratique exigeante pour laquelle il n'existe aucun manuel, aucun mode d'emploi, aucune« recette infaillible ». La tentation de« traiter des demandes«  au lieu d'accueillir des personnes nous guette sans cesse. Le dialogue pastoral est dénaturé en fonctionnariat si on le perçoit comme la mise en relation automatique d'un«  cas«  avec une solution prédéterminée. Bref, il s'agit d'un art et non d'une technique. Il existe des repères pour mener un dialogue pastoral, mais ceux-ci ne ressemblent en rien à un canevas d'animation qu'il suffirait de suivre à la lettre.

Chaque rencontre entre des responsables pastoraux et des personnes demandant un rite à l'Église apporte son lot de surprises et d'imprévu. La rencontre affecte chaque personne non seulement dans sa part consciente, rationnelle et volontaire, mais également dans sa part inconsciente, émotive et affective. Les attentes, les attitudes et les préjugés manifestés de part et d'autre exercent une influence certaine sur le déroulement de la rencontre, sur ses chances de succès et ses risques d'échec.

Pratiquer le dialogue pastoral, c'est prendre en Église le risque de la liberté et de l'authenticité. Pour les responsables pastoraux, il serait facile de considérer la rencontre des demandeurs comme une simple occasion de les persuader à corps défendant, de leur expliquer ce qu'ils devraient croire ou comprendre. Ce serait là encore une contrefaçon du dialogue. En fait, il s'agit plutôt d'accompagner les gens dans la recherche de leur propre vérité, afin qu'ils se situent plus clairement et assument davantage leur liberté et leur responsabilité en matière religieuse. Pour cette raison, il s'avère nécessaire d'impliquer activement les demandeurs dans le choix et le discernement au lieu d'essayer de trancher à leur place du point de vue de l'« œil de Dieu ». Ce faisant, il importe également que les responsables pastoraux se situent honnêtement, à visage découvert, sans cacher leurs convictions et leur vulnérabilité sous une rhétorique de vendeur ou sous une approche coercitive.

Ainsi, la pratique du dialogue pastoral peut devenir un lieu de transformation et de conversion pour toute l'Église, aussi bien pour les baptisés qui demandent un sacrement que pour les responsables pastoraux. Si nous osons croire que l'Esprit Saint souffle où il veut, qu'il nous précède dans la vie des personnes et qu'il est présent dans nos rencontres, saurons-nous nous laisser déranger et interpeller?

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